Paris en deux jours, et la billettique qui a changé en 2026
Un parcours à pied de deux jours dans Paris — avec la nouvelle double tarification du Louvre, le créneau gratuit de Notre-Dame, et pourquoi les tickets de métro en carton ont disparu.
onesim team

Deux jours à Paris ne sont pas un compromis. Le centre fait quatre kilomètres de large, le meilleur est dehors et gratuit, et les musées qui comptent sont à distance de marche les uns des autres.
Ce qui a changé, c’est l’intendance. En 2026, le métro a fini d’abandonner le carton, et le Louvre s’est mis à faire payer les visiteurs différemment selon leur lieu de résidence. Les deux méritent d’être compris avant d’atterrir.
La billettique, version 2026
Les carnets en carton ont disparu. On charge désormais ses trajets sur une carte Navigo Easy — 2 € pour la carte elle-même, dans n’importe quel automate de station — ou sur son téléphone, et on la recharge au fur et à mesure.
| Titre | Couvre | Prix |
|---|---|---|
Ticket métro / RER / train | Un trajet dans Paris, correspondances comprises | 2,55 € |
Ticket bus / tram | Un trajet en bus ou en tram | 2,05 € |
Carte Navigo Easy | Le support sur lequel on les charge | 2 €, une fois |
Paris Région ↔ aéroports | CDG ou Orly vers toutes les zones 1–5, deux heures de correspondances | 14 € |
Enfant 4–9 ans | Métro, RER et train | 1,30 € |
Le billet aéroport à 14 € a remplacé les anciens tarifs par tronçon et c’est ce que l’arrivée a de plus simple : un seul titre depuis Charles de Gaulle ou Orly, valable sur tout le réseau pendant deux heures, ce qui suffit largement pour rejoindre n’importe quel hôtel de la ville. Achetez-le avant de quitter la station de l’aéroport ; les automates acceptent la carte bancaire.
Depuis CDG, le RER B atteint la gare du Nord en une trentaine de minutes et Châtelet en 35. Depuis Orly, la ligne 14 du métro descend désormais directement dans le centre et va plus vite que l’ancienne combinaison tram et RER.
Le Louvre : deux tarifs depuis janvier 2026
Le Louvre a instauré une double tarification en janvier 2026. Les résidents de l’Espace économique européen paient 22 € ; tous les autres paient 32 € — une hausse de 45 % pour les visiteurs hors EEE, et la première fois que le musée fait payer différemment selon la nationalité.
L’entrée se fait sur créneau horaire et le musée ferme le mardi. Les moins de 18 ans entrent gratuitement, et les moins de 26 ans résidant dans l’EEE aussi, ce qui vaut la peine d’être vérifié si votre groupe compte un étudiant.
Le projet d’installer la Joconde dans une salle dédiée avec sa propre entrée est bien réel, mais lent : il n’est pas attendu avant 2031. D’ici là, elle est là où elle a toujours été, derrière une vitre, dans une salle où plusieurs centaines de personnes tiennent leur téléphone au-dessus de leur tête. Les Vermeer, deux salles plus loin, sont meilleurs, et personne ne se tient devant eux.
Si le programme ne prévoit qu’une seule journée de musée, pensez plutôt au musée d’Orsay — un bâtiment, une collection, et les impressionnistes auxquels on pense quand on pense à Paris.
Notre-Dame est gratuite, et le créneau aussi
Notre-Dame a rouvert après l’incendie et l’entrée y est gratuite, comme elle l’a toujours été. On peut entrer librement, et au milieu de la journée il faut faire la queue pour cela.
La cathédrale accepte aussi des réservations gratuites sur créneau, par son site et son application officiels, jusqu’à deux jours à l’avance. Cela ne coûte rien, prend une minute, et fait la différence entre dix minutes et une heure et demie. La montée aux tours est un billet payant, à part.
Jour un : le fleuve, l’île, le Marais
Commencez tôt sur l’Île de la Cité — Notre-Dame à votre créneau, puis la Sainte-Chapelle pour les vitraux : un petit billet payant et une salle vraiment extraordinaire par une matinée lumineuse.
Passez au Quartier latin : le Panthéon, la rue Mouffetard et son marché, et le jardin du Luxembourg, où les chaises vertes sont gratuites et se déplacent où l’on veut.
L’après-midi, repassez vers le Marais. C’est la plus belle marche de Paris : la place des Vosges, le quartier juif de la rue des Rosiers, le musée Carnavalet — gratuit, et c’est l’histoire de la ville elle-même — et les rues qui les relient.
Jour deux : l’ouest, puis la butte
Remontez les Champs-Élysées s’il le faut, mais la meilleure version de cette matinée passe par les Tuileries, la place de la Concorde, puis de l’autre côté du fleuve jusqu’au musée d’Orsay.
La tour Eiffel demande de réserver à l’avance pour l’ascenseur ; l’escalier jusqu’au deuxième étage coûte moins cher, reste toujours accessible et donne une meilleure expérience. Ou alors passez votre tour : c’est la seule chose à Paris qui se regarde mieux qu’elle ne se gravit, et c’est depuis le Trocadéro, sur l’autre rive, qu’elle est la plus belle.
Donnez la soirée à Montmartre. Montez par derrière, d’Abbesses par la rue Lepic plutôt que par les marches sous le Sacré-Cœur, et finissez en haut pour la vue vers l’est, quand les lumières s’allument.
Si vous avez une demi-journée de plus
- Le Père-Lachaise — un immense cimetière calme et boisé, gratuit, à une heure de métro
- Le canal Saint-Martin — des passerelles en fer, des écluses, et le quai où les Parisiens d’une vingtaine d’années s’assoient l’été
- Versailles — une journée entière, pas une demie, et cela n’en vaut la peine qu’en réservant le château et en faisant aussi les jardins
Notes pratiques
Presque tous les cafés ont deux tarifs : moins cher au comptoir, plus cher à une table en terrasse. Les deux sont légaux et les deux sont affichés.
Le service est compris par la loi, et le pourboire se compte en petite monnaie ou en un ou deux euros, pas en pourcentage.
L’eau potable est gratuite et bonne : les fontaines Wallace de la ville coulent tout l’été, et une trentaine de fontaines publiques distribuent de l’eau pétillante. Demandez une carafe d’eau au restaurant et on vous sert l’eau du robinet sans rien facturer.
Le métro circule jusque vers 1 h 15 du matin, une heure de plus le week-end. Paris se parcourt aussi très bien à pied — l’essentiel de cet article tient en quatre kilomètres de marche par jour — et les Vélib' comblent les trous.


